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Message  Alexia le Ven 25 Avr - 9:56

Bonjour!
voici quelques articles, et lien à d'autres articles, concernant le mouvement.
Bonne lecture!

Liens:


http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/info/42023203-fr.php

http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/04/16/REGION/ART1088073.phtml

http://www.humanite.fr/334-KM-DE-MARCHE-POUR-RENCONTRER-XAVIER-BERTRAND

http://www.lepost.fr/article/2008/04/15/1181422_les-futurs-travailleurs-sociaux-ch-tis-en-ordre-de-marche-sur-xavier-bertrand.html

http://www.nordeclair.fr/journal/NE/2008/04/16/EDITOINTERV/ART317626.phtml

http://www1.nordnet.fr/infos/journal/reg/080416091121.f91i1ya1.php?PHPSESSID=25e08b3955aa612

http://collectifsdfalsace.blog.20minutes.fr/tag/travailleurs+sociaux+en+formation

http://www.libelille.fr/saberan/2008/04/les-tudiants-en.html



http://www.newser.fr/recherche.html?s=animalerie+secteur+lille



Articles:

ASH Nord-Pas-de-Calais




Stages en travail social : la région pourrait mettre la main à la poche








Alors qu'une vingtaine d'étudiants lillois en travail social sont sur les routes en direction de Paris où ils doivent arriver le 30 avril, date de la prochaine manifestation nationale décentralisée des travailleurs sociaux en formation sur la gratification des stages, la région a laissé entendre qu'elle pourrait engager un million d'euros pour débloquer la situation.
"Nous soutenons pleinement les revendications de ces étudiants, qui risquent aujourd'hui de ne pas pouvoir valider des études que nous finançons", a en effet déclaré, lundi 21 avril, le président (PS) du conseil régional, Bernard Roman, premier vice-président en charge des finances.
Soulignant que la région payait déjà les stages pour les formations sanitaires en finançant les organismes de formation, elle pourrait faire la même chose pour les formations sociales, bien que cela ne soit pas dans ses compétences, a-t-il poursuivi.
Face à une situation qu'il juge lui-même "ubuesque", le sénateur du Pas-de-Calais a indiqué avoir déposé une procédure d'urgence pour interroger le ministre du Travail et des Solidarités, Xavier Bertrand, et attendre sa réponse. "Si rien ne vient, on ne va pas laisser ces étudiants perdre leur année", a-t-il assuré, en estimant le coût de la gratification de leurs stages à "un petit million d'euros, à rapporter aux deux millions que nous dépensons déjà pour les bourses sanitaires et sociales".
Une position cependant très contestée au sein de l'Association des régions de France, à en croire la présidente de la commission des formations sanitaires et sociales de l'ARF, Monique Iborra, par ailleurs vice-présidente socialiste de la région Midi-Pyrénées. Le coût des stages ne doit en aucun cas être supporté par les régions, a-t-elle en effet déclaré aux ASH, en appelant l'Etat à assumer ses responsabilités.

Les Lillois en route vers Paris

Au terme des 15 étapes et 334 km de marche entre Lille et Paris, parcourus du 16 au 30 avril, les étudiants nordistes, accueillis par leurs homologues franciliens, doivent se rendre en délégation au ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, pour faire entendre leurs revendications sur les modalités d'application du décret du 31 janvier 2008.
Mobilisés depuis début mars, les élèves des IRTS et autres écoles en travail social du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie se sont à nouveau réunis en assemblée générale, mercredi 23 avril à Loos, pour faire le point des actions passées et de la première réunion de coordination nationale, le 11 avril à Montrouge, où ils étaient représentés par 26 délégués.
Ils devaient ainsi désigner leurs représentants pour la deuxième rencontre de cette coordination, prévue vendredi 25 avril à Limoges, et organiser les manifestations du 30 avril en régions et du 13 mai à Paris à la Sorbonne, à l'occasion des premières assises nationales des formations sociales.
Leurs revendications restent inchangées, à savoir essentiellement le déblocage des fonds nécessaires à la mise en oeuvre du décret du 31 janvier 2008 et leur versement aux centres de formation "afin de favoriser l'égalité d'accès aux lieux de stages malgré les différents statuts" des étudiants.
Ils appellent aussi à l'harmonisation de la gratification des stagiaires en l'étendant au secteur public ainsi qu'à l'ensemble des filières, y compris celles de moniteurs éducateurs ou d'aides médico-psychologiques (AMP), exclus du dispositif contrairement aux futurs éducateurs spécialisés, assistants sociaux ou éducateurs de jeunes enfants (EJE).
Et invitent enfin "les professionnels du secteur social, directement concernés par les conséquences de ce décret, à rejoindre la mobilisation".



Le collectif des étudiants du Grand Nord est joignable par courriel à l'adresse : collectif.tsf@gmail.com.















ASH Bretagne




Stages en travail social : mobilisation de la dernière chance








Toujours mobilisés sur leurs revendications concernant l'application du décret du 31 janvier 2008 sur la gratification des stages, les étudiants en travail social de l'Association pour les formations aux professions éducatives et sociales (AFPE) ont bloqué, mercredi 23 avril, les portes de leur école de Bruz, sur le campus de Ker Lann.
Les élèves souhaitaient en effet que "la direction [leur] donne des réponses concernant la pérennité de nos formations car la situation est urgente".
Pour les éducateurs spécialisés de deuxième année par exemple, "la date d'entrée en stage a déjà été repoussée deux fois et elle est fixée aujourd'hui au 19 mai qui est le dernier délai pour que nous soyons 'présentables' à notre diplôme d'Etat en 2009", s'alarme dans un communiqué le collectif des étudiants en travail social de Bretagne.
Mais le directeur de l'AFPE, rencontré par les étudiants en milieu de matinée, n'a pas été en mesure de les rassurer.
Les travailleurs sociaux en formation ont alors effectué une "marche manifestante" de Bruz à Rennes pour être reçus à la DRASS, où là non plus aucune assurance n'a pu leur être donnée d'une solution à venir, et en solidarité avec leurs collègues marcheurs du Nord qui sont partis de Lille le 16 avril pour rejoindre Paris le 30, date à laquelle est prévue la prochaine manifestation nationale décentralisée, dans toutes les villes touchées par le mouvement.
Une manifestation nationale est enfin programmée le 13 mai à Paris à la Sorbonne, à l'occasion des premières assises nationales des formations sociales.
Plusieurs assemblées générales ont par ailleurs eu lieu à Bruz, à Rennes ou à Lorient, lundi 21 avril, notamment pour préparer la prochaine rencontre de la coordination nationale, organisée à Limoges le vendredi 25 avril.

Alexia

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Ven 25 Avr - 10:00

LE POST
Les futurs travailleurs sociaux Ch'tis, en ordre de marche sur Xavier Bertrand !



Par Jachri , le 15/04/2008

Communiqué du collectif des travailleurs sociaux en formation (TSF) du grand Nord mailto: collectif.tsf@gmail.com ou pour plus d'informations voir sur : www.tsfactifs.forumpro.fr

Le 16 avril 2008 débute une marche de 15 jours entre Lille et Paris (soit 334 km) pour trouver une issue au problème de la gratification des stages dans les formations du social.

Suite à l'application du décret du 31 janvier 2008 relatif à la gratification des stagiaires, les stages d'un grand nombre de travailleurs sociaux en formation sont refusés ou bien suspendus faute de moyens dans le secteur associatif. Le fait de ne pouvoir effectuer ces stages remet en question l'obtention de leur diplôme. Les formations concernées par ce décret sont les assistants de service social (ASS), les éducateurs de jeunes enfants (EJE), les éducateurs spécialisés (ES), les éducateurs techniques spécialisés (ETS) et les Conseillers en économie sociale et familiale (CESF).
Depuis début mars, les travailleurs sociaux en formation se sont mobilisés dans toutes les régions de France pour lutter contre le danger de ne pouvoir valider leur diplôme d'Etat.

C'est dans la continuité des actions menées qu'une vingtaine de travailleurs sociaux en formation engageront une marche de protestation partant de la préfecture de Lille et allant jusqu'à Paris du 16 au 30 avril 2008.

Le but de cette marche est d'aller à la rencontre des élus locaux, des divers travailleurs sociaux, des étudiants et de la population afin d'informer et de mobiliser le plus de gens à notre action. Nous souhaitons faire étape dans les grandes agglomérations du Nord de la France telles que Lens, Arras, Amiens, Beauvais, Pontoise, Paris....
Chaque étape sera l'occasion d'une action (concert, rencontre d'élus, mise en place d'actions locales...) et d'une manifestation nationale le 30 avril lors de l'arrivée à PARIS.

La finalité de ce projet est l'arrivée à Paris pour rencontrer le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, Mr Xavier Bertrand, et assister à une session de l'Assemblée Nationale afin de rencontrer et sensibiliser nos députés et de leur exposer nos revendications :

* Permettre l'application de ce décret par le déblocage des fonds par les Pouvoirs Publics.

* Gratifier les stagiaires par l'intermédiaire des centres de formation afin de favoriser l'égalité d'accès aux lieux de stages malgré les différents statuts.

* Harmoniser l'application de ce décret à tous les travailleurs sociaux en formation ainsi qu'aux secteurs public comme privé.


La marche partira le Mercredi 16 avril 2008, à 10h00, Place de la république à Lille.
(Source : l'Humanité)
Je suis sûre que les régions traversées feront bon accueil à ces travailleurs dévoués, dans un contexte social difficile.


NORD ECLAIR 16/04/2008


L’INTERVIEW DU JOUR


Les travailleurs sociaux en marche sur la capitale





PROPOS RECUEILLIS PAR NICOLAS CAMIER
Depuis un mois, les travailleurs sociaux en formation interpellent les pouvoirs publics sur le problème de la gratification des stages. Alors qu’ils entament aujourd’hui une marche de 15 jours sur la capitale, Bénédicte Masson, du collectif TSF grand Nord, expose leurs revendications.

Le collectif des travailleurs sociaux en formation (TSF) du grand Nord lance ce matin une marche à partir de la place de la République, à Lille, avec une arrivée à Paris le 30 avril. Quels sont les motifs de cette action symbolique ? >> Il s’agit d’attirer l’attention sur les problèmes que pose l’application, depuis le 31 janvier, de la loi sur la rémunération obligatoire des stages. Celle-ci oblige les employeurs à gratifier les stagiaires de plus de 3 mois à hauteur d’un tiers du SMIC (398,13 euros pour un temps plein). Or, les structures qui accueillent des stagiaires en carrière sociale (éducateur spécialisé, éducateur pour jeunes enfants, assistante de service sociaux...) sont, pour une large part, des associations dont les budgets ne permettent pas de respecter cette obligation légale. On se retrouve aujourd’hui dans une situation inextricable où les étudiants ne trouvent pas d’employeurs pour leurs stages, alors que l’exécution de ces stages est essentielle à la validation de leur cursus. D’un autre côté, l’État s’est exonéré de l’application de cette loi sur les stages, qui ne concerne que le secteur privé. Le risque, c’est qu’on se retrouve tous à faire nos stages dans le public, avec tous les abus que peut engendrer la disponibilité d’une armée de travailleurs non payés.
Or un stagiaire ne peut pas remplacer un professionnel. Il est là pour apprendre avant tout.


Vous êtes donc, a priori, favorable au contenu de cette loi ? >> Bien sûr. On constate tous les jours qu’il y a une grande précarité étudiante. La gratification des stages est une avancée sociale. Mais elle mérite quelques aménagements qui prendraient en compte la spécificité des formations sociales.

Avez-vous l’impression d’être entendus par les pouvoirs publics depuis un mois que vous vous mobilisez ? >> Pas vraiment. Et pourtant, on a vraiment interpellé tout le monde : la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales), la préfecture, les conseils généraux et régional. Les collectivités locales nous disent ne pas pouvoir assumer le surcoût du financement des stages sans aide supplémentaire de l’État. Ils ont donc fait remonter nos revendications au niveau national, mais pour l’instant rien n’est fait. Xavier Bertrand a simplement rappelé que les formations du social étaient bien concernées par la loi. C’est pour cela que nous souhaitons le rencontrer à l’issue de notre marche le 30 avril.

Quelles solutions préconisez-vous pour mettre fin à ce dilemme ? >> Nous souhaitons que l’État débloque des fonds qui soient ensuite ventilés par les centres de formation. Ces derniers ont estimé le coût de cette mesure à 20 millions d’euros. Cela permettrait de garantir un égal accès des stages, en dépit des différences de statuts (les cours d’emploi et les apprentis ne sont pas actuellement concernés par la loi sur les stages), et l’allocation de tous les fonds, ce qui ne serait pas forcément le cas si la gestion en revenait aux associations. Et puis cela harmoniserait l’application du décret entre secteurs public et privé.


NORD NET
Des travailleurs sociaux en formation vont marcher entre Lille et Paris
LILLE, 16 avr 2008 (AFP)



Une vingtaine de travailleurs sociaux en formation ont entamé mercredi une marche qui doit les mener en quinze jours de Lille à Paris pour dénoncer leurs difficultés à trouver des stages depuis qu'ils doivent être rémunérés, a constaté un journaliste de l'AFP. Les étudiants en travail social, dont une dizaine devraient effectuer les quinze étapes jusqu'à Paris, espèrent y être reçus le 30 avril par le ministre du Travail Xavier Bertrand, a précisé à l'AFP Cyril Duriez, étudiant de 23 ans en deuxième année de formation d'éducateur spécialisé à Loos (Nord) et membre d'un collectif régional.
"Dans le secteur social, beaucoup de petites associations n'ont pas beaucoup de moyens" et ne peuvent gratifier les stagiaires étudiants comme la loi les y oblige depuis le 1er février, selon Cyril Duriez, sac sur le dos et bandeau "En grève" autour de la tête.
Les étudiants demandent un "déblocage de fonds" pour les y aider "cette année", "plus de souplesse" pour que ces structures puissent intégrer ces gratifications dans leurs prévisions de budget pour 2009 et l'"harmonisation" avec le secteur public, qui n'est pas tenu de rémunérer ses stagiaires, a-t-il poursuivi. Les étudiants, dont la première étape devait être Carvin (Pas-de-Calais), à environ 20 km de Lille, devraient être hébergés dans des gymnases ou des stades municipaux au cours de leur périple.
COLLECTIF SDF ALSACE 18.04.2008
Travail social et stages : une marche pour rencontrer Xavier Bertrand



Mercredi 16 avril 2008, une vingtaine d’étudiants du collectif des Travailleurs Sociaux en Formation (TSF) du grand Nord ont entamé une marche de protestation de 15 jours entre Lille et Paris. Objectif : alerter les pouvoirs publics et trouver une solution au problème de la gratification des stages des formations du secteur social.

Un décret aux effets pervers
Depuis l’application du décret du 31 janvier 2008, qui oblige les employeurs à gratifier les étudiants effectuant des stages conventionnés de plus de trois mois, les étudiants du secteur social voient leurs demandes de stages refusées et les stages en cours suspendus : le secteur associatif, qui accueille une grande partie des stagiaires de la filière sociale, n’a tout simplement pas les moyens de gratifier ces stages. « Nous sommes favorables à ce décret, qui constitue une avancée importante pour les étudiants, explique Flore Martin-Caillard, future éducatrice de jeunes enfants et marcheuse du collectif TSF. Malheureusement, les modalités d’application de ce décret ne sont pas transposables au secteur associatif. Nous demandons donc aux pouvoirs publics de débloquer des fonds pour financer les stages en milieu associatif. »
Le collectif TSF souhaite également que la gratification des stages concerne tous les stagiaires, quel que soit le niveau du diplôme. « Contrairement aux futurs assistants de service social et aux éducateurs de jeunes enfants, les moniteurs éducateurs ne peuvent pas prétendre à cette gratification, au motif qu’il s’agit d’un diplôme de niveau IV. Pourtant, eux aussi sont concernés par la précarité », souligne Flore Martin-Caillard.



Mobilisation Nationale
Les futurs travailleurs sociaux du grand Nord ne sont pas les seuls à se mobiliser autour de la question de la gratification des stages des formations du secteur social. Des actions sont en cours à Paris, Grenoble, Perpignan, etc. Une coordination nationale se déroulera le 25 avril prochain à Limoges : elle devrait permettre de fédérer l’ensemble des actions locales, donnant ainsi une ampleur nationale au mouvement. Le 30 avril, jour de l’arrivée des marcheurs du grand Nord à Paris, des manifestations de travailleurs sociaux en formation auront également lieu dans plusieurs grandes villes en France. La balle sera alors dans le camp du ministre du travail, de la santé et de la solidarité Xavier Bertrand, que Flore Martin-Caillard et ses collègues demanderont à rencontrer.

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Ven 25 Avr - 10:01

LIBERATION
Région paie stages posté le 22/04/2008


«On ne laissera pas foutre en l'air une année de formation». Bernard Roman, premier vice-président du Conseil régional chargé des finances, a assuré les étudiants en travail social, qui voient fondre les offres de stages depuis que les associations-employeurs doivent les payer, que la Région était prête à mettre sur la table le million d'euros nécessaire.
Bernard Roman : «Ça finira comme ça. Même si c'est pas notre boulot de payer des stages». Il ainterpellé le ministre Xavier Bertrand et attend une réponse. «Il a dit qu'ils seraient remboursés, mais les associations ne peuvent pas avancer l'argent». Les étudiants ont entamé une marche le 16 avril de Lille, direction le ministère du Travail. Arrivée prévue le 30. Lire aussi «Pas de sous, pas de stage, pas de diplôme»
AU DEPART DE LA MARCHE
France 3 : Social 16/04/2008


Marche des travailleurs sociaux de Lille à Paris


Les marcheurs regrettent les difficultés à trouver des stages depuis qu'ils doivent être rémunérés



Les étudiants en travail social qui effectuent la marche, une vingtaine de personnes, espèrent être reçus à Paris par le ministre du Travail Xavier Bertrand le 30 avril. Les marcheurs assurent que dans le secteur social, les petites associations sont peu subventionnées et ne peuvent se permettre de rémunérer des stagiaires comme la loi les y oblige depuis le 1er février.

Les étudiants demandent donc des fonds pour que ces stages puissent être effectués et une harmonisation avec le secteur public, non tenu de rémunérer les stages. La marche a débuté mercredi 16 avril et doit durer une quinzaine de jours. La première étape est Carvin au sud de Lille, où les étudiants dormiront dans un gymnase ou une salle publique.

LA VOIX DU NORD

REVENDICATIONS
« La rémunération des stages dans le secteur social, c'est compliqué »

Cyril Duriez, étudiant en 2e année de formation d'éducateur spécialisé, est partie ce matin de la place de la République en direction de Carvin, pour la première étape de la marche des revendications des futurs travailleurs sociaux.
Entretien avec Jacques Cointat


REVENDICATIONS
Lucile Birot, étudiante en 2e année : « Mon diplôme est en danger »




Lucile Birot, étudiante en 2e année de formation d'éducateur spécialisé, est partie ce matin de la place de la République en direction de Carvin, pour la première étape de la marche des revendications des futurs travailleurs sociaux.
Entretien avec Jacques Cointat




REVENDICATIONS
La longue marche des futurs travailleurs sociaux




Une trentaine de travailleurs sociaux en formation dans la région entament ce matin une marche de quinze jours entre Lille et Paris pour sensibiliser les élus et la population au blocage de leurs stages.

Marcher. De Lille à Paris. Vingt kilomètres par jour. Dans les villes-étapes (1), qui offriront le gîte, dormir après avoir expliqué aux élus et aux autochtones les conséquences de ce décret qui aboutit à les priver de stages, eux qui devraient en ce moment se frotter au métier.


Marcher, avec un slogan sur une banderole : « 334 kilomètres, ça use mais moins que de rester à rien faire ». Pour, au bout de la route, à Paris, rencontrer Xavier Bertrand, le ministre du Travail, et assister à une session de l’Assemblée nationale : « Afin de rencontrer et sensibiliser nos députés et leur exposer nos revendications.

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« Inutilité »
Après avoir manifesté à plusieurs reprises à Lille, les travailleurs sociaux en formation restent mobilisés contre les conséquences du décret du 31 janvier. Ce texte impose aux associations du secteur privé de verser une gratification de 398,13 E mensuels aux stagiaires passant trois mois ou plus chez elles. Du coup, de nombreuses structures, faute de moyens, ont, la mort dans l’âme, refusé ou suspendu l’accueil des étudiants. Selon le collectif, quelque 550 travailleurs sociaux en formation dans la région seraient en carafe.
Parmi eux, Cyril Duriez, Lucile Birot et Flore Martin-Caillard. Futurs éducateurs, ils ont préféré s’investir dans cette marche de 334 kilomètres plutôt que d’attendre, « avec un sentiment d’inutilité », un geste de l’État, prié de débloquer des fonds permettant la rémunération des stages.


« On devrait être en stage de deuxième année en ce moment, le plus important, celui qui professionnalise », regrettent-ils. Lucile s’inquiète : « Si, fin mai, nous ne sommes toujours pas en stage, la validité du diplôme peut être remise en cause . » •
N. F.

1. – Les marcheurs seront en fin de journée à Carvin ce 16 avril ; Lens le 17 ; Arras le 18 ; Saulty le 19. La marche débutera ce mercredi à 10 h à la préfecture de Lille. Les personnes souhaitant aller à la rencontre du collectif peuvent composer le 06 77 78 36 86 ou envoyer un courriel à l’adresse suivante : collectif.tsf@gmail.com

L’HUMANITE

334 KM DE MARCHE POUR RENCONTRER XAVIER BERTRAND !

Communiqué : Le 16 avril 2008 débute une marche de 15 jours entre Lille et Paris pour trouver une issue au problème de la gratification des stages dans les formations du social.

Suite à l’application du décret du 31 janvier 2008 relatif à la gratification des stagiaires, les stages d’un grand nombre de travailleurs sociaux en formation sont refusés ou suspendus faute de moyens dans le secteur associatif. Le fait de ne pouvoir effectuer ces stages remet en question l’obtention de leur diplôme. Les formations concernées par ce décret sont les assistants de service social (ASS), les éducateurs de jeunes enfants (EJE), les éducateurs spécialisés (ES), les éducateurs techniques spécialisés (ETS) et les Conseillers en économie sociale et familiale (CESF).

Depuis début mars, les travailleurs sociaux en formation se sont mobilisés dans toutes les régions de France pour lutter contre le danger de ne pouvoir valider leur diplôme d’Etat.


Pour plus d’informations voir sur : www.tsfactifs.forumpro.fr
C’est dans la continuité des actions menées qu’une vingtaine de travailleurs sociaux en formation engageront une marche de protestation partant de la préfecture de Lille et allant jusqu’à Paris du 16 au 30 avril 2008.
Le but de cette marche est d’aller à la rencontre des élus locaux, des divers travailleurs sociaux, des étudiants et de la population afin d’informer et de mobiliser le plus de gens à notre action. Nous souhaitons faire étape dans les grandes agglomérations du Nord de la France telles que Lens, Arras, Amiens, Beauvais, Pontoise, Paris….
Chaque étape sera l’occasion d’une action (concert, rencontre d’élus, mise en place d’actions locales…) et d’une manifestation nationale le 30 avril lors de l’arrivée à PARIS.

La finalité de ce projet est l’arrivée à Paris pour rencontrer le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, Mr Bertrand Xavier, et assister à une session de l’Assemblée Nationale afin de rencontrer et sensibiliser nos députés et de leur exposer nos revendications :

Permettre l’application de ce décret par le déblocage des fonds par les Pouvoirs Publics.

Gratifier les stagiaires par l’intermédiaire des centres de formation afin de favoriser l’égalité d’accès aux lieux de stages malgré les différents statuts.

Harmoniser l’application de ce décret à tous les travailleurs sociaux en formation ainsi qu’aux secteurs public comme privé.


La marche débutera :
Mercredi 16 avril 2008
à 10h00 Place de la république à Lille.


Le collectif des travailleurs sociaux en formation (TSF) du grand Nord mailto:collectif.tsf@gmail.com

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Message  Alexia le Ven 25 Avr - 10:02

LIBERATION 09/04/2008


Etudiants en marche


Les étudiants en travail social, inquiets de la raréfaction des offres de stages depuis que ceux-ci doivent être payés, entament une marche de protestation, de Lille à Paris. 334 kilomètres pour rencontrer Xavier Bertrand, ministre du Travail. Départ le 16 avril de la place de la République. Arrivée prévue le 30 du même mois. Lire aussi "Pas de sous, pas de stage, pas de diplôme"
«Pas de sous, pas de stages, pas de diplôme» Posté le 26/03/2008


ÉDUCATION- ACTUALISÉ LE 27/03 «Sans budget, pas de stage. Sans stage, pas de diplôme». Cet après-midi, à Lille, les banderoles de la manif' des étudiants en travail social sont lapidaires, mais exactes. Ils étaient 350, selon la police, à s'être réunis devant la porte de Paris. Les étudiants payent le retour de bâton d'une bonne idée, en soi. La gratification (pas rémunération, attention, les cotisations sociales ne sont pas comprises) des stages de plus de trois mois, instaurée par un récent décret, le 31 janvier 2008. Depuis, plus de moyen de dénicher un stage dans le secteur associatif, qui n'a pas le budget nécessaire. Et sans ces stages, les futurs éducateurs spécialisés, assistantes sociales et autres professionnels du social ne peuvent valider leur année d'étude.
C'est une tradition, dans ce secteur : les formations se déroulent avec une alternance de semaines à l'école et de temps longs passés en stage. A titre d'exemple, pendant les trois ans nécessaires pour décrocher le diplôme d'éducateur spécialisé, il faut accumuler 60 semaines de stage, dans des structures différentes. Devant la pénurie actuelle, les étudiants angoissent : "C'est vrai que la gratification des stages était une revendication, et, on le reconnaît, c'est un progrès", explique Violaine, l'une des porte-paroles du mouvement, en première année d'éducateur spécialisé. "Mais le décret n'a pas été assez réfléchi, on n'a pas consulté les employeurs, majoritairement associatifs, et financés le plus souvent par les collectivités territoriales."
A l'heure actuelle, les associations n'ont pas anticipé cette nouvelle règle et n'ont pas assez d'argent pour payer leurs stagiaires. Ce que craignaient une majorité des enseignants des IRTS (Instituts régionaux du travail social) avant la parution du décret.
Pour Violaine, il y aurait un conflit larvé entre les conseils régionaux et l'Etat. "Xavier Bertrand voudrait partager la facture de ce décret avec eux", note-t-elle.
Pour le ministère du Travail, la pénurie n'a pas de raisons d'être : Les circulaires sont claires, "les DDASS devront s'assurer que les établissements ne sont pas en situation de devoir renoncer à accueillir un stagiaire en raison d'impératifs financiers". Elles peuvent même débloquer des enveloppes, pour un soutien ponctuel, d'après le ministère. Mais en règle générale, ces dépenses obligatoires doivent être incluses dans les renégociations de budgets... que financent, en grande part, les collectivités territoriales. Le ministère insiste lourdement sur la faiblesse des sommes engagées, "le prétexte est un peu trop facile", dit-il, pour attaquer le gouvernement.
Les étudiants notent aussi les inégalités de ce décret : dans la fonction publique, les stages restent gratuits. "De toutes mes demandes de stage, il n'y a qu'une structure qui m'a rappelé, et elle était publique", insiste Violaine. Pour réinstaurer une égalité de traitement, ils demandent à ce qu'un fonds soit versé à leurs écoles, pour le paiement de ces gratifications. Violaine explique : "De cette manière, nous ne changeons pas le rapport stagiaire-employeur, car si l'employeur nous paie, il va être tenté de nous en demander plus. Il y a un risque de légitimation des abus, que nous devenions des sous-salariés."
S.M.
Commentaires


Je suis travailleur social et je confirme les craintes des élèves travailleurs sociaux: pas de sous pas de stage!!

Rédigé par: Nicolas | le 27/03/2008 à 07:10
"si l'employeur nous paie, il va être tenté de nous en demander plus" ...mais quel mufle!!!

Rédigé par: Gecko | le 27/03/2008 à 07:33
Quelle honte cet article, des centaines de milliers de stagiaires remplacent les salariés dans les entreprises privées sans que personne n'y trouve rien à redire.
Pour les associations avant de dire qu'elles ne peuvent "pas payer", veuillez vérifier le montant des salaires des administrateurs de ces assoc et de leurs conjoints. On s'étonnera du montant colossal des subventions accordées à ce type d'organisme et le résultat réel...
Ces assoc ne sont pas capables de sortir 300 euros par mois pour un salarié qui fait 50h/semaine? Arretons un peu de se fiche de notre jeunesse. Evidemment si on ne comptait pas 100 stagiaires par assoc cela ferait moins cher..
"si l'employeur nous paie, il va être tenté de nous en demander plus"? Les stagiaires font le travail d'un salarié...tout travail mérite salaire.
Tant mieux si certains étudiants peuvent se permettre de travailler gratuitement, mais tous n'ont pas des parents suffisament aisés pour les financer jusqy'à 35ans...

Rédigé par: Marco | le 27/03/2008 à 11:17
La gratification ne se résume pas à ces problèmes, il y aussi le fait qu'elle n'inclut que les niveaux III. Nous faisons trois ans d'études en effet, mais nous ne sommes pas reconnus comme bac +3. Quelle incohérence!!!

Rédigé par: le craets(Collectif RhôneAlpin des Etudiants en Travail Social) | le 27/03/2008 à 11:27
Bonjour, je suis educateur de jeunes enfants, j'ai fais ma formation à l'IRTS de perpignan 2004 -2007(annexe de Montpellier). Les étudiants de Perpi et Montpelle n'ont jamais été payé pour leur stage, ceci n'a jamais été d'actualité ! selon les textes ! bien sûr nous aurions aimer être rémunérer (Très dur la vie financière pendant 3 ans), comme les étudiant du secteur sanitaires qui eux sont très bien payé pendant leur stage. Rémunérer un stagiaire impliquerait une ambiguité sur le plan de son rôle dans l'établissement,sur ce que pourrait lui demander son employeur. Ce que les formateurs nous disaient, toujours selon les textes et convientions collectives, "si tu remplie une fonction salariale, l'employeur de paie" (au cours d'un remplacement par exemple. Edouard.

Rédigé par: Edouard | le 28/03/2008 à 18:24
L'IRTS de Perpignan associé à l'Université à permis la reconnaissance au Bac +3 pour le D.E de A.S, E.S, EJE à partir de septembre 2007. Ceci permet d'acceder à l'université après son D.E et de prétendre à poursuivre en Master. Merci à l'IRTS de Perpignan. Edouard

Rédigé par: Edouard | le 28/03/2008 à 18:38
Bonjour, je suis absolument d'accord avec ce qui est dit globalement et je m’associe donc en tant que citoyen à tous les étudiants du secteur social concerné, aussi bien à ceux qui ont obtenus un stage dans une administration et qui sont exclus du dispositif, que ceux du secteur associatif qui voient leurs propositions de stage diminuer. Je ne peux pourtant pas accepter que Gecko puisse dire cela : les administrateurs ne sont pas rémunérés. Il ne doit pas connaître les règles qui régissent les associations. Il doit confondre avec les administrateurs de société ce qui n'est pas du tout le même cadre. Je suis administrateur d’une association, je ne touche pas un seul centime et je ne compte pas le temps que je consacre. Il y a peut être des entorses, dans ce cas elles doivent être dénoncées, mais arrêtons de jeter le discrédit sur les associations. Elles ont actuellement beaucoup de mal à obtenir des financements de l’Etat, les démarches sont de plus en plus compliquées et l’Etat ne tient pas tous ses engagements. De plus en plus il incite les associations à se retourner sur les financeurs locaux ou privés. Il faut toutefois rappeler que bon nombre d’associations font fonction de service public. Le combat est aussi à mener sur ces aspects.

Rédigé par: Jack | le 07/04/2008 à 13:36
Il faut faire cesser ces âneries de stages en entreprises pour valider les diplômes universitaires. Quand sortira t on de ces turpitudes à subordonner tout le système scolaire à la chambre de commerce qui a sa sphère de compétence mais ne saurait les avoir toutes...
Dans certaines disciplines ( sciences dures...) on perd un temps précieux en gadgets hors sujet pour la formation de scientifiques de haut niveau, plus précieux pour la France que les commerciaux ou communicants auxquels on cherche à les toujours plus subordonner.

Rédigé par: franssoa59 | le 10/04/2008 à 22:40
Bonjour,je soutiens cette revendication et l'importance des stages "gratifiés" basés sur une alternance qui favorise l'immersion au coeur des institutions de ces prochains "collégues".
Diplomé depuis... plusieurs années, j'ai pu constater la pertinence des échanges .Nous ne sommes pas des commerciaux et travaillons avec des personnes, d'où la necessité des stages pour s'assurer que les idées (parfois préconçues) vont bien dans le sens de l'engagement du futur professionnel.
il est important que le stagiaire soit rénuméré par la DDASS et non par l'employeur .


Rédigé par: FABRICE 14 | le 13/04/2008 à 11:21

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Dim 4 Mai - 19:54

ASH 29 avril 2008

Gratification des stages : la DGAS revoit sa copie

Après presque deux mois de mobilisation des étudiants en travail social, la direction générale de l'action sociale (DGAS) a publié, lundi 21 avril, une nouvelle circulaire qui change quelque peu la donne : face à ce "dossier sensible", elle confirme aux préfets et aux services des directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales qu'il est "indispensable" de prendre en charge le financement du "montant minimal des gratifications obligatoires des stages étudiants de plus de trois mois".
"Je vous confirme qu'il est indispensable que vous preniez en charge ces dépenses dans le cadre des financements octroyés aux établissements et services médico-sociaux, afin de permettre aux étudiants concernés d'effectuer leur formation pratique (stages) dans d'aussi bonnes conditions que les années antérieures. La gratification obligatoire des stages longs ne doit en aucun être un frein à l'accueil de stagiaires au sein des établissements et services médico-sociaux", explique Jean-Jacques Tregoat, directeur général de l'action sociale.
La DGAS revoit donc son interprétation du décret du 31 janvier relatif à la gratification des stages : la hausse des budgets induite par la réforme ne devra plus être discutée avec l'autorité de tarification comme le laissait entendre sa première circulaire datant du 27 février.


Des pistes pour aider au financement
Jean-Jacques Tregoat donne ainsi des pistes pour prendre en charge ce financement. En ce qui concerne la tarification, si les prix de journées n'ont pas encore été arrêtés, le surcoût des stages peut "intervenir au même titres que les autres éléments constitutifs des coûts et ce dans le cadre réglementaire des articles R.314-22 et R.314-23 du code de l'action sociale et des familles (CASF)". Si les prix ont déjà été fixés, alors ces dépenses pourront être reportées sur les années suivantes.
Pour les modalités de financement, la DGAS rappelle que, pour les établissements et services financés par l'assurance maladie, il est possible de "mobiliser les crédits non reconductibles" au sein des enveloppes régionales.
Pour les établissements financés par des crédits de l'Etat sur les programmes budgétaires 157 et 177 (ce qui concerne essentiellement les établissement et services d'aide par le travail et les centres d'hébergement et de réinsertion sociale), le directeur général de l'action sociale invite les préfets et leurs services à "faire jouer la fongibilité entre [les] lignes budgétaires" et il indique que, si besoin, des crédits supplémentaires seront délégués ultérieurement.
Pour les établissements tarifés par les conseils généraux, il rappelle que les dépenses afférentes aux gratifications sont imputables dans les budgets.
Enfin, Jean-Jacques Tregoat explique qu'il est toujours possible de créer des groupements de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS) afin de gérer la mise en oeuvre du dispositif des stages.


Circulaire interministérielle n° DGAS/SD5B/2008/141 du 21 avril 2008 relative au financement des gratifications obligatoires de stages étudiants dans des établissements et services sociaux ou médico-sociaux privés dans le cadre des formations initiales préparant aux diplômes de travail social.

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Dim 4 Mai - 20:08

La Voix du Nord - Edition du vendredi 2 mai 2008


REVENDICATIONS
Les travailleurs sociaux en formation toujours mobilisés






Alors qu’une centaine de travailleurs sociaux en formation (TSF) du Nord étaient mercredi à Paris pour manifester, la mobilisation continuait aussi à Lille.
Les revendications restent les mêmes pour les TSF : des crédits pour assurer leurs gratifications en stage et la reconnaissance, en tant que bac + 3, de leur formation. Mercredi, ils étaient présents place de la République. « Comme depuis le début des vacances, nous distribuons des tracts et nous faisons signer des pétitions pour que la préfecture, qui refuse de nous recevoir, voie que nous sommes mobilisés », expliquait Vincent Cammarota, en formation à Loos. Une délégation rencontrait également le conseil général dans l’après-midi. Et afin de maintenir l’attention du public, les TSF multiplient les « freeze », qui consistent à se figer en un endroit public avant de s’écrouler pour signifier la mise en péril de leur diplôme. « Des formations ont été suspendues jusqu’au 15 mai ; après cela, la validation du diplôme sera vraiment menacée. » Un convoi de plus de 500 personnes descendra à Paris mardi 13, avant que toutes les écoles mobilisées ne se retrouvent, mercredi 14, en coordination nationale à Loos. •

A. L. B.

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Dim 4 Mai - 20:14

L'Humanité
29 avril 2008


Arrivée des TSF marcheurs à Paris<DIV class=module id=col11><DIV class=module id=article_corp><DIV class=texte>
MERCREDI 30 AVRIL 2008, ARRIVEE DES MARCHEURS A PARIS :
L’aboutissement des 334 km de marche pour interpeller le gouvernement !
Le 16 avril 2008 a débuté une marche de 15 jours entre Lille et Paris pour trouver une issue au problème de la gratification des stages dans les formations du social. Le groupe de marcheurs sera accueilli mercredi 30 avril par une manifestation à Paris et soutenu par les autres régions en manifestation nationale décentralisée.
Suite à l’application du décret du 31 janvier 2008 relatif à la gratification des stagiaires, les stages d’un grand nombre de travailleurs sociaux en formation sont refusés ou suspendus faute de moyens dans le secteur associatif. Le fait de ne pouvoir effectuer ces stages remet en question l’obtention de leur diplôme. Les formations concernées par ce décret sont les assistants de service social (ASS), les éducateurs de jeunes enfants (EJE), les éducateurs spécialisés (ES), les éducateurs techniques spécialisés (ETS).
Depuis début mars, les travailleurs sociaux en formation se sont mobilisés dans toutes les régions de France pour lutter contre le danger de ne pouvoir valider leur diplôme d’Etat. (Pour plus d’informations voir sur : www.tsfactifs.forumpro.fr)
C’est dans la continuité des actions menées qu’une vingtaine de travailleurs sociaux en formation ont engagé une marche de protestation partant de la préfecture de Lille et allant jusqu’à Paris du 16 au 30 avril 2008.
Le but de cette marche est d’aller à la rencontre des élus locaux, des divers travailleurs sociaux, des étudiants et de la population afin d’informer et de sensibiliser un grand nombre de personne à notre cause. Les marcheurs ont fait étape dans plusieurs agglomérations tout au long du parcours telles que Lens, Arras, Amiens, Beauvais, Pontoise, Argenteuil, Paris….
Pour la dernière étape, ils seront rejoints par les travailleurs sociaux en formation de plusieurs régions (Nord – Pas de Calais, Ile-de-France, Bretagne, Normandie). Leur arrivée est aussi soutenue par une manifestation nationale décentralisée dans toutes les régions de France.
À l’occasion de la manifestation à Paris, une commission de travailleurs sociaux en formation sera reçue à 14h00 à la DGAS (Direction Générale de l’Action Sociale) ; puis les manifestants se rendront à l’Assemblée Nationale pour interpeller les députés afin de leur exposer nos revendications :

  • Permettre l’application de ce décret par le déblocage des fonds par les Pouvoirs Publics.
  • Gratifier les stagiaires par l’intermédiaire des centres de formation afin de favoriser l’égalité d’accès aux lieux de stages malgré les différents statuts.
  • Harmoniser l’application de ce décret à tous les travailleurs sociaux en formation ainsi qu’aux secteurs public comme privé.
    Reconnaissance des diplômes d’Etat d’AS, ES, EJE et ETS au niveau bac + 3, conformément au décret et à la circulaire qui nous reconnaissent comme formation supérieure.

Le 30 avril 2008

  • Manifestation à Paris :
    Départ à 14h00
    Place Denfert-Rochereau
  • Manifestation à Lille :
    Départ 14h00
    Place de la république

Contacts presse
Dans l’équipe de Marcheurs :
Flore MARTIN-CAILLARD :

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Soutien de l'ANAS!

Message  Julie W. le Mer 7 Mai - 17:33

L'ANAS apporte son soutien aux étudiants en travail social:

L'Association nationale des assistants de service
social (ANAS) a réaffirmé, lundi 5 mai, son soutien aux revendications
des étudiants en travail social dans l'épineuse question de la
gratification des stages dans les formations sociales et a demandé à
l'Etat de trouver des solutions en termes de financement.
Deux mois
après avoir critiqué une première fois le décret du 31 janvier 2008
instituant cette réforme, l'association a souhaité faire connaître à
nouveau son analyse de la situation. "La gratification des stages
ne doit pas s'effectuer selon des modalités discriminantes : terrains
professionnels privés ou terrains professionnels publics, les stages
doivent tous permettre l'accès à la gratification"
, estime l'ANAS,
dans un communiqué, faisant allusion au fait que l'Etat et les
collectivités territoriales sont exemptés de gratification.
"Des moyens clairement définis doivent être alloués pour une mise en oeuvre effective et immédiate de cette loi",
plaide l'ANAS, qui pense que l'absence de moyens pour pallier à cette
nouvelle dépense pour les associations, les institutions et
les organismes entraînera la disparition des lieux de stages.
A terme, c'est le "principe
même de l'alternance, réaffirmé de façon unanime depuis la création de
nos professions comme un fondement reconnu de l'acquisition de nos
compétences"
qui est menacé, avance-t-elle.
Pour éviter cela, l'ANAS demande à l'Etat de "trouver,
de manière transitoire et avec les partenaires concernés, des solutions
en termes de financement des structures d'accueil des stagiaires"
et d'ouvrir "des discussions avec tous les acteurs afin de déterminer les moyens permettant une pérennisation de ces gratifications en 2009".
Elle
a réaffirmé aussi son soutien au mouvement des étudiants, et cela sur
l'ensemble de leurs revendications. L'ANAS demande notamment
l'instauration de bourses attribuées sur critères sociaux, quels que
soient les niveaux de diplômes, "hors considération d'un montant d'enveloppe budgétaire limité". L'association soutient ainsi l'appel à la manifestation du 13 mai lancé par la coordination des étudiants.

Julie W.
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la Sorbonne

Message  Alexia le Mer 14 Mai - 18:21

ASH mercredi 14 mai 2008

Gratification des stages : vers un prochain retour à la normale ?

Alors que la coordination nationale des étudiants en travail social devait se réunir, mercredi 14 mai à Lille, au lendemain d'une manifestation qui a réuni entre un millier (selon la police) et 5 000 d'entre eux (selon les organisateurs) devant la Sorbonne à Paris, la situation a suffisamment évolué pour que les employeurs comme les centres de formation appellent à la reprise des stages.
Estimant avoir reçu du gouvernement les assurances nécessaires, le Syndicat national au service des associations du secteur social et médico-social (Snasea) a ainsi demandé à ses adhérents, mardi 13 mai, "de bien vouloir accueillir les stagiaires de la formation en travail social afin de ne pas mettre en difficulté leur cursus de formation".
Le syndicat d'employeurs a pris cette décision au vu du courrier adressé le 29 avril 2008 aux DRASS, DDASS et préfets par le ministre du Travail et des Relations sociales, Xavier Bertrand, et de la circulaire du 21 avril de la direction générale de l'action sociale (DGAS), qui précisait les modalités d'application du décret du 31 janvier 2008 sur la gratification et le suivi des stages en entreprise.
En ce qui concerne les établissements relevant de la compétence des conseils généraux, poursuit le Snasea dans un communiqué, "un grand nombre d'entre eux [les départements] a fait savoir qu'ils prendraient la même disposition que l'Etat afin de préserver la qualification des personnels socio-éducatifs".
Les dépenses afférentes à la gratification s'inscrivent donc de droit aux comptes administratifs 2008, assure le Snasea, les employeurs devant s'assurer en 2009 de la prise en charge de la dépense par leur département hors budgets de fonctionnement.
Quant à "l'iniquité de traitement liée à la non-obligation pour les trois fonctions publiques de la mise en oeuvre de la gratification", elle devrait être revue dans le cadre d'une nouvelle disposition réglementaire, espère l'organisation d'employeurs, qui dit avoir là aussi reçu des assurances ministérielles dans ce sens.
Constatant aussi "des avancées significatives concernant la gestion de la gratification des stages de plus de trois mois pour les formations en travail social", le Groupement national des instituts régionaux du travail social (GNI) et l'Association française des organismes de formation et de recherche en travail social (Aforts) invitent également "les centres de formation à reprendre la signature des conventions de stage à compter du 16 mai 2008".
L'Aforts et le GNI demandent cependant "à chaque centre de formation de rester vigilant et de veiller à ce que, dans cette situation nouvelle, chaque étudiant ait bien accès aux stages nécessaires à sa formation".

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Sam 24 Mai - 20:23

ASH

Gratification des stages : les étudiants campent sur leurs positions

Réunis à Lille le mercredi 14 mai, au lendemain d'une manifestation qui a rassemblé entre un millier (selon la police) et 5 000 étudiants en travail social (selon les organisateurs) devant la Sorbonne à Paris, à l'occasion des premières assises nationales des formations sociales, les représentants de 53 écoles sont tombés d'accord sur une plate-forme de revendications concernant la gratification des stages, sur le ton du "Oui, mais..."
Considérant toujours que le décret du 31 janvier 2008 n'est pas applicable en l'état, les travailleurs sociaux en formation continuent en effet de réclamer le déblocage de fonds "nationaux et équitables" et l'octroi de la gratification à l'ensemble des étudiants du social quels que soient leur statut ou le secteur (public ou privé) de leur terrain de stage.
Ils sont en outre désormais unanimes à demander que la gestion de la gratification soit confiée à un organisme tiers (et ni aux établissements ou services accueillant les stagiaires, ni aux centres de formation) et exigent, plus généralement, "une gratification pérenne et le respect de la formation en alternance".
Un dernier point doit encore être discuté au niveau des assemblées générales d'étudiants avant d'être ajouté à cette liste, il s'agit de la revendication, déjà portée de longue date par les élèves de certaines filières sociales, de voir leur formation reconnue au niveau bac + 3, voire de l'intégrer au cursus LMD.
"Les revendications plus larges, de fond, ne doivent pas être oubliées dans le débat sur la gratification qui nous a valu une certaine écoute", a ainsi fait valoir Marie-Charlotte Lallemand, étudiante en deuxième année de l'Ecole d'éducateurs spécialisés (EES) de Lille, auprès du site des ASH, en ajoutant que les étudiants espéraient aussi se faire entendre sur cette question par ce biais.
Quant aux annonces des employeurs comme des centres de formation qui appellent à reprendre la signature des conventions de stage, elles n'ont pas convaincu les étudiants, qui jugent que les assurances du gouvernement ne répondent pas à leurs attentes (voir par ailleurs en rubrique "Flash").
Ils ont d'ailleurs l'intention de le faire savoir à la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, et au secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, André Santini, que cinq d'entre eux, représentants des collectifs régionaux, doivent rencontrer mardi 27 mai à Paris.
Un appel à la grève est d'ailleurs lancé pour cette journée, qui doit être marquée par diverses actions décentralisées, manifestations et autres.
La prochaine réunion de la coordination nationale est enfin prévue pour les jeudi 29 et vendredi 30 mai à Lyon.

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Sam 24 Mai - 20:41

L'Humanité du 23-05-2008

TSF Grand Nord : la mobilisation continue
<DIV class=module id=col11><DIV class=module id=article_corp><DIV class=texte>
Communiqué : Après trois mois de mobilisation, quelle valeur ont les réponses apportées ? Suite aux deux circulaires, à la lettre du GNI et de l’AFORTS, à celles du SNASEA, de la DGAS et de X. Bertrand, les travailleurs sociaux en formation (TSF) et professionnels ne sont pas satisfaits.

A ce jour, les autorités nous assurent uniquement un financement non pérenne des secteurs de l’insertion et du handicap. Mais que fait-on des autres secteurs comme la petite enfance ou la prévention ? Combien d’associations pourront se permettre d’avancer les fonds nécessaires à la gratification, en n’étant remboursées que l’année prochaine ? De ce fait, sans financement pérenne mis en place, ces structures se voient dans l’obligation de suspendre ou refuser l’accueil des stagiaires pour des raisons budgétaires.

Après avoir pris la décision de geler les départs en stage fin mars, et ce dans un souci d’égalité, aujourd’hui, le GNI et l’AFORTS demandent aux centres de formation de reprendre la signature des conventions. Cependant, nous nous interrogeons sur la pertinence des retours en stage alors même que la situation n’a pas évolué.

De plus, ce décret mis en application dans le secteur social sans aucune concertation entraîne de nombreuses inquiétudes quant à son caractère discriminatoire. Nous sommes conscients que la gratification versée aux stagiaires est une avancée mais nous ne pouvons accepter les conditions de sa mise en application. C’est pourquoi nous revendiquons :

 L’égalité pour tous et partout, dans le secteur privé comme public, peu importe le statut (Assedic, bourse,…) ou le niveau de formation (ME, AMP, …). En effet, sans un traitement égalitaire, les terrains de stage privilégieront les TSF non concernés par la gratification. De plus, est-il acceptable que pour une même mission certains soient gratifiés et d’autres non ?

 Un financement pérenne versé par l’Etat de manière égalitaire sur le territoire. Nous ne pouvons nous contenter des solutions bancales mises en place par les collectivités locales ; solutions entraînant des quotas d’accueil de stagiaires.

 Le respect de la formation alternée. Effectivement, sachant que les lieux de stage décident pour beaucoup de ne plus accepter de stagiaires de plus de 3 mois dans leurs structures du fait de la gratification, certains instituts de formation ont pris la décision de fractionner les stages longs. Que vont devenir nos formations alternées par des stages de moins de trois mois ? Qu’en sera-t-il de la cohérence pédagogique de nos projets de formation.

 Gestion de la gratification par un organisme tiers et non par les lieux de stage afin de conserver une approche pédagogique durant le stage. Nous insistons sur le danger d’une dérive de la relation stagiaire/maître de stage vers une relation employé/employeur.

 La mise en place de négociations multipartites avec des représentants des TSF.

Tant que nous n’obtiendrons pas de réelle négociation avec les autorités compétentes, la mobilisation continuera.

C’est dans cet esprit qu’une journée de mobilisation nationale décentralisée aura lieu avec un rassemblement


Mardi 27 MAI 2008
à 14h
Place de la République à Lille

à 19h
Réunion publique avec les professionnels du secteur



<UL class=spip>
<LI>Contacts :
Marie Charlotte LALLEMAND :

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Re: Revue de Presse

Message  Alexia le Mar 3 Juin - 21:49

ASH du 3 juin 2008

Vers une revalorisation des stages dans la fonction publique...

C'est le dernier épisode en date dans l'imbroglio engendré par le décret du 31 janvier 2008 sur le suivi et la gratification des stages en entreprises : à l'issue d'une réunion du comité de suivi des stages consacrée, mardi 27 mai, aux stages étudiants dans la fonction publique, le gouvernement a en effet annoncé plusieurs mesures qui vont dans le sens de leur revalorisation mais peuvent aussi prêter à polémique.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth, et son secrétaire d'Etat, André Santini, ont ainsi introduit une distinction entre stages d'observation et stages à responsabilités.
Dans les premiers, l'étudiant occupé "pour l'essentiel à observer le fonctionnement d'un service, réaliser des comptes-rendus de réunion ou des travaux ponctuels, dans une optique de découverte des diverses facettes du service d'accueil", bénéficiera d'un simple défraiement et de facilités telles que l'accès aux restaurants administratifs.
Alors que dans les seconds, qui consistent en "la réalisation d'une tâche clairement identifiée, ou au cours desquels l'intéressé est investi de véritables responsabilités, avec un portefeuille d'attributions qui lui est propre, l'étudiant sera pris en charge comme s'il était agent public".
Il sera alors régi par les mêmes obligations et garanties, précise le communiqué commun des ministres, y compris pour ce qui de la rémunération, "c'est-à-dire au moins sur la base du SMIC".
La mise en oeuvre de ces orientations doit faire l'objet d'une concertation avec les syndicats de la fonction publique.
Elle soulèvent en tout cas nombre de questions, sur le distinguo entre stages d'observation et de réalisation, sur le maintien de systèmes différents entre le secteur public et les terrains de stages associatifs ou encore sur les menaces qui planent sur le statut des stagiaires et le caractère pédagogique de la formation en alternance.

... mais pas de certitudes sur les stages en travail social
Ces mesures ne devraient d'ailleurs pas s'appliquer dès cet été, mais plus vraisemblablement à partir de 2009, a précisé Eric Woerth, tandis que Valérie Pécresse jugeait "crucial que les stagiaires en travail social soient gratifiés au même niveau qu'un agent public en travail social".
Les ministres n'ont certes pas reçu de représentants de la coordination nationale des travailleurs sociaux en formation, par ailleurs réunie à Lyon les jeudi 29 et vendredi 30 mai pour faire le point de leurs revendications sur le sujet, mais un responsable de Génération précaire qui a relayé leurs revendications.
Car la situation n'en demeure pas moins confuse en ce qui les concerne, avec de fortes disparités régionales en fonction de l'environnement local, selon le degré d'implication des directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et des conseils généraux ainsi que la de coopération habituelle entre les acteurs des formations en travail social (écoles, collectivités, associations...).
Si certains stages ont été débloqués en urgence en mai et juin, comme en Ille-et-Vilaine, certains centres de formation pourraient être tentés, craignent par exemple des étudiants du Nord, de fractionner les stages pour ramener leur durée à moins de trois mois.
Le taux de réponses aux demandes de stages est enfin bien plus faible que d'habitude, ont constaté étudiants et formateurs auvergnats de l'ITSRA, dont le directeur de la formation et du développement, François Roche, a confié aux ASH qu'il comptait porter auprès du conseil supérieur du travail social (CSTS), une demande d'abrogation du décret sur les stages, à l'occasion de sa prochaine assemblée plénière, le 3 juin.

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ASH 17 juin

Message  Alexia le Mar 24 Juin - 19:02

size=18]Stages en travail social : les étudiants se fédèrent en collectif permanent [/size]
Malgré l'enlisement d'une situation toujours confuse sur la gratification des stages, les travailleurs sociaux en formation tentent de rester mobilisés, trois mois après le début de leur mouvement, "pour la mise en place dans de bonnes conditions de la gratification de leurs stages".
Afin d'élargir leur positionnement aux "attaques contre le travail social", les étudiants nordistes se sont fédérés au sein d'un nouveau "collectif permanent des TSF du Nord", dont le premier acte aura été de se rallier aux manifestations de salariés du mardi 17 juin pour la défense des acquis sociaux.
"Le décret relatif à la gratification des stages en entreprise mis en application dans le secteur social sans aucune concertation entraîne de nombreuses inquiétudes", souligne-t-il une fois de plus, car "il ne prend pas en compte la spécificité des structures accueillant les stagiaires TSF", souvent de petites associations du secteur non marchand ne pouvant se permettre l'avance des frais occasionnés par l'indemnisation d'un stagiaire.
De plus, ce texte ne répond pas plus à la précarité étudiante, dénoncent le collectif permanent. "Nous ne pouvons nous contenter des 398,13 euros par mois instaurés par le décret, versés seulement pendant nos stages". Quid des périodes de formation théorique ?
D'où des revendications telles que l'égalité de traitement des stagiaires pour tous et partout, dans le secteur public comme privé, quel que soit leur statut (bourse, Assedic...) ou le niveau de formation (moniteur-éducateur, aide médico-psychologique...). Les étudiants réclament aussi un financement pérenne assuré par l'Etat de manière égalitaire sur le territoire, ainsi que le respect de la formation en alternance.
Ils demandent également la gestion de la gratification par un organisme indépendant et non par les les lieux de stage, "afin de conserver une approche pédagogique durant le stage et de ne pas entrer dans un rapport salarial" et d'éviter la mise en concurrence des salariés et des stagiaires.
Ils appellent enfin à l'ouverture de négociations multipartites avec des représentants des TSF et à l'émergence d'un "véritable statut de travailleur social en formation".


Pour contacter le collectif permanent des TSF du Nord : collectif.tsf@gmail.com.

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ASH 24 juin

Message  Alexia le Mar 24 Juin - 19:04

Stages en travail social : les centres de formation soutiennent les étudiants
Les formateurs et salariés du campus social d'Angers ont adressé une lettre ouverte, mercredi 18 juin, au ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand et aux élus des collectivités locales et territoriales des Pays-de-la-Loire ainsi qu'aux responsables des institutions sanitaires et sociales, pour leur rappeler les questions qui restent posées dans le cadre de la gratification des stages.
A la suite du décret du 31 janvier 2008, "nos formations en travail social sont menacées", y affirment les personnels de l'Ecole normale sociale de l'Ouest (ENSO), de l'Institut de formation et d'insertion sociale (Iforis) d'Angers et de l'Institut de formation, de recherche et d'animation des métiers éducatifs et sociaux (Iframes).
Désormais obligatoire dans le secteur privé pour les stages de plus de trois mois, la gratification réduit en effet "considérablement les offres de stage proposés aux étudiants", selon les signataires, qui jugent que les financements octroyés ne permettent pas aux structures d'accueil des stagiaires de supporter ce surcoût.
Et les salariés d'interpeller les responsables politiques et du secteur avec une série de questions sur l'avenir du travail social. Qui va prendre en charge financièrement cette gratification ? Quelles politiques de prévention sociale se profilent pour demain ? Comment ignorer la nécessaire professionnalisation de notre secteur ? La protection sociale ne doit-elle pas être la même sur l'ensemble du pays ?
"Nous, salariés des centres de formation du campus angevin, ne pouvons imaginer qu'il y ait une inéquité d'une région à l'autre, d'un département à l'autre, ou d'une commune à l'autre", s'insurgent-ils encore, en défendant une "égalité des chances" au sens de la loi du 31 mars 2006, applicable partout pour toutes les victimes de handicap et/ou de difficultés sociales et familiales de tous ordres.
"Les orientations de ce décret risquent d'entraîner la disparition des travailleurs sociaux, dont la formation s'appuie en grande partie sur les expériences de stages", poursuivent-ils, et ce, alors même que ces formations viennent d'être réformées et adaptées aux besoins sociaux actuels.
"Nous attendons des réponses concrètes en direction des instituts de formation, des lieux de stages et des étudiants, ce qui permettra à ces futurs étudiants de poursuivre des formations en alternance et de contribuer à la cohésion sociale", concluent les salariés de l'ENSO, de l'Iforis et de l'Iframes.

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