Appel au NON à la gratification

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moratoire, une idée qui pousse...

Message  CiBi le Ven 25 Avr - 10:48

salut,

pour tout te dire, je suis de Lille, en formation Educ Jeunes Enfants. L'idée de moratoire pour moi semble le bon compromis pour les Oui et les Non en fait. Notre Directeur l'a proposé en réunion de délégués puis en courrier à la DRASS, mais les étudiants à cette nouvelle semblent avoir voté non à celà, à combien ils ont voté et quand, je ne sais pas... Je me dis qu'il y a une manif le 30 Avril, mais que va-t-on prôner ?

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  yelle le Ven 25 Avr - 11:09

A l'AG ile de france d'hier ce sujet a été abordé
certains sont en contact avec les personnes de Lille qui font la marche
en gros les sloggans doivent être neutres
et on doit mettre en avant ce qui nous regroupe et nous lie
un communiqué de presse a été écrit par célia une femme de mon école
il a été modifié hier en AG le voici


GRATIFIES, A QUEL PRIX ?

LES TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION SE MOBILISENT



Le 27 février dernier était publiée la circulaire interministérielle rendant applicable aux secteurs du social le décret du 31 janvier 2008
relatif à la gratification des stagiaires en entreprise
(398,13 euros par mois pour tout stage de plus de 3 mois à
l'exception des stages effectués dans la Fonction Publique).
Pour mémoire, ce décret arrive en réponse à
la loi sur l'égalité des chances et fait suite à
la lutte menée depuis plus de 2 ans par Génération
Précaire.




La formation des travailleurs sociaux
repose sur le principe d'alternance de formation théorique et
de formation de terrain en sites qualifiants (cf: les récentes
réformes des différents diplômes). Les stages
validés par le terrain lui-même ont donc lieu dans des
structures répondant à une mission de service public
auprès de personnes en difficultés (hôpitaux,
foyers ou circonscriptions de l'Aide Sociale à l'Enfance,
associations, crèches...).

La mise en oeuvre de ce décret
applicable au 2 février 2008 a provoqué une certaine
ébullition car, faute de moyens, de nombreux stages sont gelés,
interrompus ou refusés.




Face à cette situation
d'urgence, les travailleurs sociaux en formation se sont très
vite mobilisés. En effet, s’ils ne peuvent trouver des lieux
de stages, ils ne peuvent plus se présenter au diplôme.




Cette mobilisation est nationale. Des
écoles de toute la France réunies en collectifs ou non
réagissent. Pour l'instant plusieurs axes de revendication coexistent.

Certaines personnes sont favorables à l’idée d’une gratification à condition qu’elle soit versée pour tous
sans distinction pour les structures du public/privé, avec des fonds débloqués
par l'Etat et reversée aux stagiaires par un organisme tiers.
Il est également souhaité, par beaucoup, la rédaction d’une charte du stagiaire qui garantirait le statut d'apprenant.

D’autres demandent l'abrogation de ce décret en raison de son caractère discriminatoire et non applicable au secteur social. Il n'est en aucun cas une réponse à la précarité
des étudiants. Plutôt qu'une gratification, ils demandent une
formation rémunérée.






Le mouvement n'entend pas se focaliser
sur ces avis divergents mais plutôt faire front commun et ouvrir la discussion vers un débat de fond. Lors de la première coordination
nationale, le 11 avril dernier à Paris, un certain nombre de
constats ont été votés :



Situation d’urgence

Décret établi sans
aucune concertation

Financement non-débloqué

Décret non-adapté au
secteur non-marchand

Inégalité
public/privé

Remise en cause du statut de
stagiaire

Mise en concurrence des stagiaires

Mise en péril de la
formation en alternance

Appauvrissement qualitatif et
quantitatif des lieux de stage

Remise en cause de notre projet de
formation

Décret ne répondant
pas à la précarité étudiant





Ces constats communs ont permis qu'une discussion de fond ait lieu et de faire évoluer les positions dans les AG des différentes écoles de France. La prochaine coordination nationale aura lieu le 25 avril, des manifestations dans les régions sont prévues le 30 avril ainsi qu'une manifestation nationale à Paris le 13 mai prochain.

Le mouvement risque donc de s'inscrire dans la durée.

yelle

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Eh oh, stop à la division, réflechissons ensemble

Message  maxou le Sam 26 Avr - 13:43

Ca y est un tournant du mouvment de revendication est, me semble- t- il en train d'avoir lieu. On aura attend un mois pour créer la confusion dans nos rangs. J'espére au moins que les uns et les autres ont saisi l'importance de ne pas aler voir de politiques de représentation nationale dns cette période de division ce qui ne serait qu'une façon e se tirer une balle dans le pied.
Pour ma part, je suis plutôt pour le "Oui mais Non", en sachant que parfois le temlps permet l'éveil des consciences.
En effet, la priorité est de créer une mobilisation forte dans les rangs des Travailleurs Sociaux en Formation. Pour cela, il est important que les uns et les autres se retrouvnt dos au mur. Le fait de ne ps avoir de stage sur une temporalité courte ne me dérange pas si cela a au moins le mérit d'éveiller les consciences sur des problêmes d'actualité de la décnstruction progressive du social et plus même de la foncton publique. En effet, la gratification marque une fois de plus le désengagement de l'Etat au profit des partenaires privés (à relier pour moi ax réformes des diplômes engageant plus fortement les évaluations du terrain par rapport aux parcours de formation), il est à relier également aux discussions autour de a CC66 avec la précarisation prgressive de nos emplois (avec encore une fois des questions d'évaluation d'allleurs!), mais aussi à la déconstruction de la DGAS (refonte DRASS et DDASS avec beacoup moins de moyens), et au problême de trésoreries des administrations teeritorialers et locales (qui ne sont pus à même, soyons clairs, de financer l'ensemble de nos formations). Si nous ajoutons les problêmes nombreux créés par les lois de 2002, 2005, 2007 et de Prévention de la Délinquance, nous apercevons peu à peu le no man's land dans lequel nous sommes en train de sombrer. C'est pour cela qu'une réflexion de fond rassemblat l'ensemble des acteurs (formateurs, étudiants, professionnels) du secteur socia&l me semble impérative. mais pour cela nousdevons nous aussi raseembler nos rangs, montrer nos positions, écouter celles des autres et trouver des compromis d'ensemble.
Toutefois pour ce qui concerne les étudiants, il me semble que nous sommes avant tout préoccupés par trois questions de fond: la lutte contre la précarité, la déqualification du travail social avec la mort progressive des formations en alternance (qui permettent pourtant la respiration en continu dans nos emplois avec le sens du vent ou le vent du sens derrière nous) et l'éthique de notre traval en perte de vitesse (l'étau de la répression et de la délation).
Nous devons montrer nos spécificités qui sont entre autres le fait de savoir combiner l'accompagnement de la personne selon ses spéificités et le fait de vivre le quotidien de façon spontanée maiségalement réflchie sans perdre le sens de nos actions.
Je cmprends donc l'empressement des partisans du Non à imposer une revendication de bon sens puisque la gratification ne résoud en rien le problême de la précarité. Mais je comprends égalemenet la position du Oui qui a mémoire du peu d'engagement habituel de certains étudants du travail social.
De plus, n'oublions pas nos voisins et amis des autres sphéres également concernés par ce décret. das quelle position les mettons-nous en demandant un retrait ou un moratoire? Je pense dans la même panade que celle que nous dénonçons.
Je pense qu'il est d'une importance supérieure de demander une gratification respectant des principes égalitaires et pouvant nous mener à une revendication sur la reconnaissance à bac+3 (la DGAS reconnaît les niveaux II comme des niveaux Licence, et l'alignement européen progressif nous donne un autre argument pour le solliciter) qui pourrait nous unir auxcotés de nos voisins du sanitaire. Alignons aussi progressivement sur la question de l'inégalité des versements des bourses dans chaque région pour que les plus précaires y ait droit.
Menons de grandes enquêtes sociales dans nos écoles afin de comptabiliser les personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté dans leur parcours de formation ou d'autres indcateurs nous permettant une nouvelle fois de dénoncer la précarité de nos conditions d'études.
Puis réflechissons aux côtés des professionnels sur l'avancée de notre travail en considérant la précarisation progressive également dans leurs rangs, la déqualification des différents postes (réforme des diplômes) et les conséquences des loi récentes.
Enfin appelons en aux formateurs afin de faire reconnaître l'importance des formations en alternance.
Pour ce qui est de l'allocation d'autonomie ou du RME, il nous faudra par la suite dénoncer la non- réponse à la précarité de l'adoption d'une gratification la plus égaitaire soit -elle. Ce qui nous donnera que plus de légitimité à réclame par la quite une autre réponse que cette seule réponse.
Mais s'il vous plaît ne nous tirons pas une balle dans le pied car la gratification permet de mobiliser. Par contre profitez du temps donné pour réflechir à toutes les questions posées par l'actuaté sociale quii nous permettra à l'avenir de poser des réclamations de poidsdans un ensemble plus cohérent.
Eh oui, c'est triste mais il faut bien s'y faire, la plupart se mobilisent quand ils sont os au mur alors prenons le temps de démonter aux uns et aux autres que le l'allocation d'atonomie ou le RME est la seule solution répondant véritablement à une sélection par le fric. Mais pour cela valorisons d'bord l'ation des plus timides se battant pour une adoption égalitaire du oui à la gratification. C'est en avançant par étape et en prenant le temps de les vivre que nous grandissons. Le telmps permet la réflexion tandis que l'urgence améne la crise.
Pardon d'avoir fait un si long texte mais il fallait que je le dise...


Et s'il vous plaît attendez d'avoir une position commune en coordination nationale pour interpeller des élus de représentation nationale. Sous peine d'^tre ridicules...

P.S: pour les partisans du Non, cette revendication prendra tout son poids pour tous avc la fusion de l'UNEDIC et des ASSEDIC qui vont surement déboucher sur l'annulation des régimes spéciaux (et donc es AFR pour nos professions).

Maxou

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  jean marie vauchez le Sam 26 Avr - 16:25

Ce que chacun doit bien comprendre, qu'il soit partisan du oui, du non, du oui mais non ou du non mais oui..... c'est qu'il existe de longue date une stratégie politique de résolution des conflits sociaux qui s'appelle le pourrissements.

Il est évident qu’il y aura des solutions d’avancées pour résoudre la crise. Elles peuvent être de deux ordres :

-Fractionnées et divisées sur le plan national, en confiant
à des instances régionales (DRASS ; régions) le soin de financer les
gratifications en fonction de délibération locales

-Unitaire en fixant par la loi (voire par une circulaire) un
barème et des modalités de versement et de distribution de cette gratification.


Plutôt que de discutailler sur le oui, le non etc… il faudrait plutôt réfléchir aux solutions les plus réalistes possibles, sachant que la fameuse stratégie du pourrissement consiste à ne pas donner de réponse claire, à laisser les protagonistes du conflit social se diviser pour pouvoir avancer la solution la moins chère et la plus facile à contourner.

Alors de grâce rassemblez vous autour de ce qui vous unit. Commencez par
construire un diagnostic clair et dites bien en quoi la situation est ubuesque.

Les solutions viendront d’elles mêmes dans un deuxième temps.

jean marie vauchez

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  maxou le Sam 26 Avr - 17:06

Pour répondre en partie à cette question, nous avons voté hier à l'AG du CRAETS à Bourg en Bresse que nous comptions demander le versement de la gratification par le biais d'une enveloppe dégagée par l'Etat. Libre ensuite au gouvernement de s'occuper de la répartition.

Petite question au passage: où en sont les professionnels par rapport aux mobilisations de défense de la CC66?

A bons entendeurs...

Maxou

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  jean marie vauchez le Sam 26 Avr - 17:43

A peu près au même stade qu'en étaient les étudiants l'année dernière alors que la réforme du diplôme d'éduc se pensait et que le principe des gratification se mettais en place. Il a fallu que les stages soient supprimés pour qu'un mouvement de contestation se mette en place.

La CC66 est en pleine mutation depuis plusieurs années et il est très difficile d'avoir des infos claires. De plus il est des nouvelles toutes aussi inquiétantes tel que l'incorporation des DRASS dans les futures ARS.

Il manque cruellement une instance représentative de la profession. C'est pourquoi il faut soutenir l'ones

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Stsf-sud_Nazia le Sam 26 Avr - 20:33

jean marie vauchez a écrit:

Il manque cruellement une instance représentative de la profession. C'est pourquoi il faut soutenir l'ones

Mouais...

Je dirai "il manque cruellement une instance représentative des travailleurs sociaux"... Point.

Tout ne concerne pas seulement les ES et rien que les ES (j'en suis une, et diplômée même donc bon...).

Il faut se soutenir. Point. Soutenir l'ONES signifie quoi? Soutenir sa forme?


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Re: Appel au NON à la gratification

Message  nibal01 le Sam 26 Avr - 22:24

D'autant que le mouvement TSF n'est pas un mouvement corporatiste, et je pense (même si c'est particulièrement banal) que l'union fait la force. Sur les terrains on est en équipe pluri, pourquoi pas dans nos luttes et nos instances?
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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Alexandre de WAURE le Dim 27 Avr - 13:04

...cependant, si les ES, ME, AMP ne parvenaient pas à se relier et se faire entendre sur la question de la CC 66, qui les emploie et les concerne donc plus particulièrement, ce serait dommage, non ?...

Les autres CC ont déjà été réformées (la 51, notamment, si je ne m'abuse pas trop), ainsi la 66 fait un peu figure de "survivante", à ce jour...

Au-delà de l'enjeu direct de cette convention collective, nous pourrions donc encore y voir, si la reliance des professions du social poursuit son activation, la nécessité d'une réflexion commune (et d'un positionnement qui s'en suivrait) quant aux conditions et au sens que les derniers gouvernements entendent appliquer au travail social...

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  jean marie vauchez le Lun 28 Avr - 13:37

Deux petits mots :

En ce qui concerne le corporatisme je suis tout à fait d'accord. Si l'ONES reste un mouvement de représentation des ES, il est cuit. Je milite depuis longtemps pour que ce soit une Organisation Nationale de l'Education Spéciale, donc qui puisse regrouper en son sein des ES, AMP, ME, Cadres....

Pour ce qui est de la représentativité dont parle Nazia, il faut bien dire que les syndicats font déjà un boulot, mais que ce travail ne suffit pas. Les éducs sont très très peu syndiqués et de toute manière, il faut inventer un nouveau type de représentativité. L'ONES est un projet et n'existe pas encore, mais il a le mérite de donner un nom à une représentation et de pouvoir encore investit en profondeur.

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  nibal01 le Lun 28 Avr - 14:07

jean marie vauchez a écrit:
Je milite depuis longtemps pour que ce soit une Organisation Nationale de l'Education Spéciale, donc qui puisse regrouper en son sein des ES, AMP, ME, Cadres....

Pourquoi limiter une représentation aux fonctions éducatives? Pourquoi ne aps s'associer aux AS, CESF, TISF...dans une Organisation Nationale des Travailleurs Sociaux?

Je suis conscient que les fonctions éducatives ont leur spécificités mais elles entrent dans le domaine du social. Nous aurions plus de poids en associant toutes les corporations.

Jean Marie, quel intérêt donc, à créer une organisation nationale de l'education spéciale?
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Re: Appel au NON à la gratification

Message  jean marie vauchez le Lun 28 Avr - 16:34

Pourquoi en rester à l'éducation spéciale? Parce que c'est déjà très large. Le nombre de professions qui peuvent se retrouver sous cette définition sont très large. A l'ONES beaucoup militent pour la restriction du mouvement aux seuls
ES. Je ne partage pas cet avis, pricipalement parce qu'après les
études, une fois le diplôme en poche, les métiers des un et des autres
vont être extrèmements variés. Si nous retenions leur principe, il
faudrait dire : "réservé aux ES en formation" car les promos s'éclatent
ensuite entre des secteurs différents qui ont bien peu de rapports
entre eux.

Lorsque je parle d'éducation spéciale, je reprends les propos de rouzel qui lui même reprends ceux du docteur Itard, le médecin qui pris en charge victor de l'aveyron. Dans une
lettre au rédacteur des Archives sur les sourds-muets qui entendent et qui
parlent, datée du 7 décembre 1826 Itard a ces mots : Victor, l’enfant sauvage recueilli en Aveyron, ne peut être confié à une
éducation normale. Compte tenu de sa situation et des soins quotidiens qu’il nécessite, il lui faut "une éducation spéciale"


Du coup, je pense que beaucoup peuvent se retrouver sous cette banière, d'autant si on considère que l'enfance ne s'arrète pas à 18 ans et qu'il peut rester une part éducable en chacun jusqu'à sa mort.

Ensuite parce que cela fournit une limite. Je ne pense pas qu'il faille accueillir tous le monde malgré la belle générosité dont beaucoup d'étudiants font preuve. Dans notre société, tous le monde est plus ou moins éducateur, les profs, les flics, les secrétaires....
Si vous en restez à la définition juridique "secteur social et médico social" vous allez voir débouler tous les médecins ergothérapeutes, orthophonistes, juges... Bref des partenaires de l'action éducative. La banière de l'éducation spéciale est donc bien dimensionnée (à mon avis) et recouvre juste ce qu'il faut des professions aussi diverses que ES, AMP, ME, AS, TISF... et j'en oublie sans doute!

Enfin, le dernier argument, c'est que sous ce vocable "d'éducation spéciale" il y a plus que dans travailleurs sociaux. Dans les colloques et autres congrès lorsqu'on parle des travailleurs sociaux, on pense globalement à ceux qui interviennent auprès des familles ou alors ceux qui ont un bureau au CMS local. Les grands oubliés sont ceux qui travaillent en institution alors qu'ils sont bien plus nombreux et qu'ils prennent en charge beaucoup plus de personnes pour un poids financier sans comparaison. Je vous mets au défit de trouver un écrit dans les ASH par exemple qui assimile les AMP aux travailleurs sociaux!

Je suis donc pour le regroupement... allons y pour l'éducation spéciale!!!

jean marie vauchez

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Alexandre de WAURE le Lun 28 Avr - 20:00

Bonjour,

nibal01 a écrit:
Pourquoi limiter une représentation aux fonctions éducatives? Pourquoi ne aps s'associer aux AS, CESF, TISF...dans une Organisation Nationale des Travailleurs Sociaux?

Je suis conscient que les fonctions éducatives ont leur spécificités mais elles entrent dans le domaine du social. Nous aurions plus de poids en associant toutes les corporations.

Jean Marie, quel intérêt donc, à créer une organisation nationale de l'education spéciale?


A nibal, je propose de considérer l'action que tente la CPO, avant d'envisager une énième Organisation Nationale du social:
cela permettrait au moins de ne pas trop éparpiller nos réserves d'énergies disponibles (dans le secteur social)...

Cette Conférence Permanente des Organisations professionnelles du social relie déjà pas mal de collectifs divers, et si son développement reste discret, et son poids encore relatif, peut-être qu'il serait d'autant mieux venu de s'y relier afin de renforcer sa dynamique, et de profiter du travail de réseau déjà établit par ses soins...
... En tout cas, cela mérite au moins d'être considéré...

Plus d'infos à cet autre post:
http://tsfactifs.forumpro.fr/avenir-et-evolution-des-professions-du-travail-social-f62/veille-sociale-t405.htm#3772


Et à la question "Pourquoi limiter une représentation aux fonctions éducatives ?", je répondrais que du "corporatisme", s'il ne résoud rien en soi, il en faut tout de même un peu au vu des dérives qui guettent nos professions à l'heure actuelle...

Soyons réalistes: il n'est déjà pas évident de mobiliser telle ou telle profession du social face aux enjeux qui les guettent directement, alors leur demander de se mobiliser pour certains enjeux qui ne les concerne pas toutes directement, cela demeure hors d'atteinte, à ce jour...

Enfin, s'il est des enjeux transversaux à nos professions du social, qu'une organisation au sens "large" peut certes prendre en compte, il demeure nécessaire que chaque profession se représente plus particulièrement:
comment, par exemple, demander à des ASS de travailler sur une critique de la réforme du diplômes ES, alors que la réforme de leur diplôme, instaurée en 2004 les préoccupe toujours...

... D'autre part, viserions-nous une confusion des statuts, rôles et fonctions parmi nos professions ? Car si une méta-organisation du social paraît effectivement nécessaire, attention à ne pas nier les spécificités de chacune de ces professions, qui par leur cultures spécifiques, enrichissent la diversité des pratiques socio-éducatives et ainsi les "possibles" que nous pouvons proposer aux personnes auprès desquelles nous sommes engagés...

C'est pourquoi les deux niveaux de représentations, professionnel et méta-professionnel, me paraissent également nécessaires...

...et s'il est une représentation étudiante du social telle que la vôtre, et bien tant mieux: la démocratie se réalise aussi par la diversité et la spécificité de ses voix (si elles veulent bien se faire entendre...) !

Alexandre de WAURE

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Appel au moratoire ?

Message  CiBi le Mar 29 Avr - 10:36

Bonjour,

le mouvement national s'amorce à peine, les idées divergentes et la liberté d'expression commencent à reprendre leurs droits dans les débats. Peut-on lutter encore pendant des mois pour des revendications à peine commune ?
A mon avis, le moratoire est une des solutions la plus réaliste à notre situation actuelle. Il permet non seulement de continuer le mouvement de revendications pour une application améliorée du décret, tout en laissant les étudiants intégrer leur stage. Nous ne pouvons pas prendre les étudiants en otage, que ce soit pour un appel au rejet des fonds débloqués par région, que ce soit pour ajouter des revendications chaque jour, que ce soit pour pérenniser les collectifs ou autre...
Un moratoire (du latin moratorius, de morari : retarder) est un terme de droit, qui désigne une décision d'accorder un délai ou une suspension volontaire d'une action[/i]. (définition wikipedia)

merci...

Céline, EJE Lille

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Mylène le Mar 29 Avr - 12:01

Donc on laisse les étudiants de l'année prochaine s'en débrouiller??

La décision a été prise à la coord de Limoges de demander la non-application du décret. Nous réfléchissons tous à ce que l'on veut à la place.

C'est la raison pour laquelle tu entends de nouvelles revendications chaque jour.

Sur chaque mouvement social, c'est lorsque l'on demande beaucoup que l'on obtient un peu. Il ne faut pas avoir peur de revendiquer beaucoup de choses.

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Opé le Mar 29 Avr - 12:29

CiBi a écrit:Bonjour,

le mouvement national s'amorce à peine, les idées divergentes et la liberté d'expression commencent à reprendre leurs droits dans les débats. Peut-on lutter encore pendant des mois pour des revendications à peine commune ?
pourquoi dit tu que la liberté d'expression commence a peine a reprendre place dans les débats?

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  CiBi le Mar 29 Avr - 12:46

et je vois pas en quoi un moratoire empêche la revendication pendant la suspension ?? pourquoi ça voudrait dire de laisser les étudiants de l'année prochaine se débrouiller ?? au contraire nous pourrions travailler en coopération pendant ce délai.... Hum hum, voter la non application du décret en coordination nationale, c'est pas justement un moratoire en terme juridique ??

pour ce qui est de ma phrase sur les idées divergentes et la liberté d'expression, c'est parce que sur des lieux de débat comme les AG régionales, bien souvent sont huées les personnes qui demandent un éclaircissement ou une réflexion plus approfondie, ou qui essayent d'apporter un autre regard. De plus je me pose beaucoup de questions quant aux votes qui y sont réalisés (comment être sûr d'un vote représentatif des étudiants quand les amphis se vident face à la multitude d'ajouts de revendication, que beaucoup d'étudiant ne peuvent participer à un vote à main levée alors qu'ils sont en stage court , ...?)

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Mylène le Mar 29 Avr - 12:58

Alors tant mieux si ce n'est qu'une question de terme!!

A mon sens, accepter un débloquage des fonds au niveau régional revient à accepter l'application du décret.

Si j'ai bien compris, les AG, par exemple l'AG Ile De France, ne représentent que ceux qui y participent, qui votent en leurs noms.

Si à l'une des AG d'IDF, le non est sorti majoritaire, cela ne signifie en aucun cas qu'un collectif IDF représentera le non, sans concerter l'avis de chaque AG d'école.

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Ju. le Mar 29 Avr - 13:55

Oui en gros c'est ça. pour l'ile de france ça se passe comme ça :

Les écoles restent souveraines, car on est conscient que chaque personne ne peut pas se déplacer dans les AG régionales.

Après plusieurs écoles IDF sont positionnées sur le non, d'autres sur le oui mais, d'autres gardent un débat non fermé sans majorité marquée.

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  nibal01 le Mar 29 Avr - 15:48

voter la non application du décret en coordination nationale, c'est pas justement un moratoire en terme juridique ??

Le vote a été prononcé ainsi: nous ne souhaitons pas que le décret soit appliqué en l'état actuel dans le secteur du social. Donc ce n'est pas l'équivalent juridique d'un moratoire.
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oui et ?

Message  CiBi le Mar 29 Avr - 15:58

je suis désolée j'insiste. Ce n'est pas qu'une question de titiller le vocabulaire.
bon, d'accord, donc c'est voté en cette phrase. Et tu traduis ça comment en politiquement correct ?

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  nibal01 le Mar 29 Avr - 16:10

C'est juste que les TSF refusent l'application de ce texte en l'état.
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Re: Appel au NON à la gratification

Message  CiBi le Mar 29 Avr - 18:27

ok, on avance là^^

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  Anne le Dim 4 Mai - 11:06

Bonjour à tous!

Si les revendications qui accompagnent le OUI (mais) sont justement une meilleure égalité, la création d'une enveloppe budgétaire..., je ne comprends pas bien l'argument des partisans du NON de dire que accepter le décret, c'est renforcer l'inégalité!

Je suis bien évidemment pour le OUI à la gratification avec modification du décret afin que tout le monde y ait accès, quel que soit sa situation ou son stage.

Je ne pourrais JAMAIS me permettre de reculer sur une bataille que les professionnels de notre secteur mènent depuis plusieurs décennies. Le décret est là et maintenant c'est à nous de faire bouger les choses pour qu'il soit le plus égalitaire possible. Elle doit être là notre bataille!

Je pense qu'il ne faut pas se leurrer: se voir retirer le décret (ce qui n'arrivera pas) ne nous légitimera pas plus, au contraire, pour les politiques: "Ah bon, vous ne voulez pas de gratification mais vous voulez un autre revenu, alors là vous rêvez les enfants. Vous nous faites retirer ce décret et vous en voulez un autre à la place: que nenni!"

Mes paroles sont simplistes, peut être, mais ne venez surtout pas me dire que j'ai une position plus "démissionnaire" que les partisans du NON, car la lutte pour le OUI avec modification du décret (je prefere ça au "mais"!) est tout aussi motivée et mobilisée!

A plus!

Anne

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Re: Appel au NON à la gratification

Message  émilie lemay le Dim 4 Mai - 12:23

un certain nombre de partisans du non se posent des questions... :

- qu'est-ce qui est gratifié ?

est-ce la prise de responsabilité ? qu'en est-il alors de notre statut d'apprenant ?

est-ce que la gratification a été pensé pour tenter de pallier à la précarité étudiante ?

dans ce cas, pourquoi pas dès le premier jour du stage ? et pour tous les stagiaires ?

la gratification : un combat mené dans le secteur social depuis longtemps? je ne savais pas ... il me semblait que c'était plutôt les commerciaux qui revendiquaient la gratification...

quel sens ont les stages au sein du secteur social ?

avant de peut-être se positionner pour un oui ou un oui mais ou un non, peut-être pourrions faire part de la particularité des stages du secteur social au ministre et à ses représentants ? c'est ce qui se passe apparemment dans un certain nombre de ville....

pour ce qui est de dire que "jamais" nous ne pourrions obtenir ces 400euros sous une autre forme, dans un autre contexte, en y mettant autre chose que ce qui a été proposé par décret, (et donc sans discussion avec les intéressés...), j'espère que la mobilisation permettra de prouver le contraire...

solidairement

émilie lemay

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Re: Appel au NON à la gratification

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