Contre la casse de l’accueil des demandeurs d'asile

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Contre la casse de l’accueil des demandeurs d'asile

Message  CGT ADDSEA le Ven 17 Oct - 13:16

Après un premier plan social au CAUDA (Centre d’Accueil d’Urgence des Demandeurs d’Asile) de l’Hygiène Sociale du Doubs début 2008 (cinq suppressions de postes), la casse du service public d’accueil des demandeurs d’asile se poursuit tant au niveau local que national. Avec une baisse de 60% du budget accordé par l’Etat pour l’accueil d’urgence des réfugiés (anciens « pré-CADA»), ce sont six emplois qui sont directement menacés à l’ADDSEA (deux au DLHD de Pontarlier, deux au CADA Albert Camus de Bethoncourt et deux au CADA Lafayette de Besançon), quant au CAUDA de l’Hygiène Sociale du Doubs, là aussi des emplois sont menacés.

Si nous assistons très clairement à la liquidation, par le gouvernement, de l’accueil d’urgence des réfugiés, c’est aussi l’ensemble du dispositif d’accueil et d’accompagnement des réfugiés et demandeurs d’asile qui est attaqué. Aujourd’hui déjà, les financements ne sont pas accordés pour des besoins aussi vitaux que la nourriture ou la santé. Pour 2009, le budget national de l’ensemble du ministère de l’immigration enregistre une baisse de 15,7%, baisse d’autant plus inquiétante que si ce budget prévoit une hausse de l’enveloppe concernant entre autres les Centres de Rétention Administrative et les expulsions (436 millions contre 414 l’an dernier), le budget «accueil et accès à la nationalité », lui, subit une diminution drastique (77,8 millions contre 195 millions dans le budget 2008).

Au delà des questions d’emplois, c’est bien l’ensemble du service public d’accueil des réfugiés qui est remis en cause, et, au-delà, le droit effectif à l’asile politique. Nous rappelons que ces dernières années, le droit d’asile a été largement attaqué, tant par les politiques européennes que françaises, comme la mise en place d’une liste de pays dits « sûrs », où l’on trouve la Géorgie (actuellement en situation de guerre avec purifications ethniques) ou le Mali (où malgré la législation, 91% des femmes subissent l’excision).

Nous rappelons que les demandeurs d’asile sont des citoyens du monde qui cherchent à fuir le chaos des guerres et la terreur des bandes armées, qu’ils viennent du Caucase, des pays issus de l’ancienne Yougoslavie, du Moyen-Orient ou d’ailleurs, des militants et des militantes menacés par des régimes dictatoriaux, des femmes ou des victimes du racisme qui voudraient ne plus subir de discriminations.

Nous refusons cette politique de destruction du service public d’accueil des réfugiés.

Nous demandons que les financements soient maintenus et accordés afin de maintenir les postes et d’offrir un accompagnement de qualité aux demandeurs d’asile.

- Nous demandons à toutes les organisations syndicales, associatives ou politiques, et au-delà à toutes les personnes qui refusent que le droit d’asile ne soit plus qu’un vain mot à signer et faire signer la pétition ci-jointe et à envoyer des courriers et/ou communiqués à la DDASS et à la Préfecture pour dénoncer la baisse voire la suppression des financements destinés aux services d’accueil des réfugiés :

Monsieur le Préfet
8 bis rue Charles Nodier
25035 Besançon Cedex
Fax : 03 81 83 21 82
prefet@doubs.pref.gouv.fr
courrier@doubs.pref.gouv.fr

Monsieur le Directeur de la DDASS
La City
3 avenue Louise Michel
25043 Besançon Cedex
Fax : 03 81 81 54 92

Merci de nous envoyer une copie de vos courriers et communiqués à CGT-ADDSEA@orange.fr ou à une autre section syndicale de l’ADDSEA.

- Aux salariés des autres CADA du territoire et leurs organisations à prendre contact avec nous pour que nous puissions organiser la riposte à l’échelle du pays.

Les sections CFDT, CGT, FO et SUD de l’ADDSEA

Télécharger le tract (en pdf) et la pétition

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12 novembre : Rassemblement devant la Préfecture de Besançon

Message  CGT ADDSEA le Dim 9 Nov - 15:11

Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) et les centres d’accueil d’urgence des demandeurs d’asile (CAUDA ou AUDA) hébergent des personnes persécutées dans leur pays et les aident à préparer leur dossier d’asile. Pour pouvoir entrer dans ces centres, les demandeurs d’asile doivent venir de pays qui ne sont pas considérés comme “sûrs” (c’est-à-dire des pays sensés “respecter les droits de l’homme”) et qui ne font pas partie de l’Union européenne (car considérés de fait comme sûrs). La liste de ces pays sûrs qui a été établie par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) comprend seize pays dont la Géorgie (pays qui après la guerre de l’été dernier et les purifications ethniques est toujours au bord de l’explosion, sans parler de la dictature maffieuse de Saakachvili), le Mali (où 91% des femmes subissent l’excision) ou le Sénégal (où en février 2008 une vingtaine d’hommes avaient été arrêtés à Dakar pour la seule raison qu’ils auraient été homosexuels), etc. Cette liste de pays sûrs est un des exemples des différentes législations, tant françaises qu’européennes, qui remettent en cause le droit à l’asile politique.

En plus, l’Etat français supprime petit à petit les budgets alloués à l’accueil d’urgence pour arriver d’ici quelques mois à une suppression totale au motif qu’il y aurait moins d’arrivée de personnes demandant l’asile. Dans le Doubs, après un premier plan social au CAUDA (Centre d’Accueil d’Urgence des Demandeurs d’Asile) de l’Hygiène Sociale du Doubs début 2008 (cinq suppressions de postes), ce sont maintenant six postes qui sont menacés à l’ADDSEA (deux au CADA La Fayette à Besançon, deux au DLHD de Pontarlier et deux au CADA Albert Camus de Bethoncourt). Au CADA La Fayette, des salarié(e)s sont menacés de licenciement. Et au CAUDA de l’Hygiène Sociale du Doubs aussi, des emplois sont menacés.

Si nous assistons très clairement à la liquidation, par le gouvernement, de l’accueil d’urgence des réfugiés, c’est aussi l’ensemble du dispositif d’accueil et d’accompagnement des réfugiés et demandeurs d’asile qui est attaqué. Aujourd’hui déjà, les financements ne sont pas accordés pour des besoins aussi vitaux que la nourriture ou la santé. Pour 2009, le budget national de l’ensemble du ministère de l’immigration enregistre une baisse de 15,7%, baisse d’autant plus inquiétante que si ce budget prévoit une hausse de l’enveloppe concernant entre autres les Centres de Rétention Administrative et les expulsions (436 millions contre 414 l’an dernier), le budget « accueil et accès à la nationalité », lui, subit une diminution drastique (77,8 millions contre 195 millions dans le budget 2008).

Au delà des questions d’emplois, c’est bien l’ensemble du service public d’accueil des réfugiés qui est remis en cause, et, au-delà, le droit effectif à l’asile politique. En effet, en raison de ces restrictions au droit d’asile et à cette casse du service d’accueil des réfugiés, de nombreux demandeurs d’asile et leurs enfants se trouvent privés du droit d’être accompagnés dans leurs démarches (dossier OFPRA, apprentissage du français, insertion scolaire des enfants…) et d’être hébergés dans les CADA et se retrouvent donc à la rue, ce qui est totalement contraire à la législation internationale et européenne.

Nous refusons cette politique de destruction du service public d’accueil des réfugiés.


- Pour le maintien des financements et des postes des services d’accueil des demandeurs d’asile.

- Pour la défense du droit d’asile

Rassemblement le mercredi 12 novembre à 16 heures devant la Préfecture à Besançon

Les sections CFDT, CGT, FO et SUD de l’ADDSEA

Soutenues par :
AC !, Les Alternatifs, Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Fraction L’Etincelle de LO, Lutte Ouvrière, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Solidaires, Union Départementale CGT du Doubs, Union Locale CGT Besançon, Les Verts.

A l’ADDSEA, les organisations syndicales appellent tous les salariés à se mettre en grève mercredi 12 novembre après-midi pour participer au rassemblement et marquer leur refus de tout licenciement. Aujourd’hui ce sont les collègues des CADA qui sont menacés, et demain ?

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